Sondage

Par : Thierno N. , le 2 novembre 2022, 10:05

La réalisation ou coréalisation du diagnostic (de situation ou d’orientation) directement par le référent d’accompagnement vous semble-t-elle pertinente pour accélérer l’entrée en accompagnement ?

Pour répondre au sondage, cliquez sur le lien (actif cette fois-ci) ci-dessous :
https://tally.so/r/w4aBgb

Merci pour votre participation !

Par : marie-laure.delmas, le 2 novembre 2022, 21:29

j'occupe un poste de conseillère technique en charge de la thématique de l'insertion des mineurs/jeunes majeurs que nous prenons en charge. En ce moment, nous menons justement un travail sur la question de l'évaluation dans le champ de l'insertion sociale, scolaire et professionnelle. Auriez-vous des conseils, des référentiels à me soumettre?
je vous remercie

Par : marianne.vernay, le 3 novembre 2022, 06:57

Référente de parcours RSA, je réalise des diagnostics à l'entrée de l'accompagnement.
En posant toutes les thématiques possibles, je trouve qu'on a un premier profil qui se dessine. Ensuite, la coréalisation se réalise via DUDE, les rapports d'entretiens, un appel téléphonique avec des partenaires qui ont gravité autour de la personne à un moment donné.
Le fait de communiquer l'information est plus qu'importante dans notre métier.

Par : s.dupont, le 3 novembre 2022, 08:29

Bonjour, l'individualisation des accompagnements n'est pas des plus pertinentes. La mutualisation de points de vue est un atout pour les personnes que nous accompagnons, avec les diagnostics partagés, les regards croisés permettent une meilleure valorisation des offres de services en évitant les effets néfastes de la toute puissance du conseiller unique.

Par : Angèle J. , le 3 novembre 2022, 08:55

Bonjour, conseillère en insertion professionnelle, je pense qu'un diagnostic est important lors d'un accompagnement, un profil se dessine au fur et à mesure de l'ccompagnement et du premier diagnostic par contre avoir un regard croisé sur la personne améliore cet accompagnement , pas assez mis en place par les structures.

Par : anneclaire.rezler, le 3 novembre 2022, 09:08

Bonjour,
Je suis conseillère en Mission Locale dans la Meuse depuis 17 ans. Nous travaillons tous les jours en lien avec tous les partenaires ce qui nous éclaire plus rapidement sur la situation du jeune et permet d'adapter notre discours. Depuis quelques semaines nous avons mis en place une permanence, deux heures par semaines, avec Pôle Emploi pour recevoir les jeunes ensemble, effectuer un diagnostic conjoint et mettre en place le meilleur accompagnement possible.

Par : jeannine.lecourtois, le 3 novembre 2022, 09:45

En Bretagne, dans le cadre de l'expérimentation du SPIE nous avons conduit une série de travaux sur le "diagnostic partagé". Il en ressort que le "diagnostic partagé" doit d'abord l'être avec la personne concernée et qu'au fond peu importe qui est/sont le.les professionnel.s qui conduit.sent ce diagnostic du moment qu'il.s partage.ent un certain nombre de repères communs avec la communauté des intervenants du territoire : repères sur les postures et les outils.
Nous avons aussi produit un petit outil de partage avec la personne de sa situation trés visuel, utilisable y compris avec des personnes qui maitrisent peu ou mal la lecture (& nous avons vérifié que la quasi totalité des rubriques entrent dans Carnet de Bord)
Nous sommes en train de finaliser le référentiel des outils et postures sur le diag. partagé et il pourra être rapidement mis à disposition de la communauté

Par : nbreuillet, le 3 novembre 2022, 11:24

Bonjour,

Le travail de diagnostic dans le cadre d'un accompagnement d'un salarié handicapé contraint à la reconversion est nécessairement individualisé, adapté, au cas par cas par sa durée, son contenu. Bien qu'une même trame d'évaluation puisse être appliquée, l'écoute de la personne et de sa situation permet de nourrir et d'enrichir considérablement le futur accompagnement, lui aussi individuel, de lui donner toutes les chancees de réussir. Je rejoins les professionnels qui expliquent qu'on ne peut pas faire entrer de l'humain dans des cases, en effet, chaque personne est particulière et implique finalement une capacité d'adaptation de la part de l'accompagnant. Cela joue énormément dans la qualité du parcours à suivre.

Par : m.dune.formavente, le 3 novembre 2022, 11:44

Bonjour,

Je suis référente RSA .
Je pense qu'il est important de faire la difference entre le premier diagnostic établi par le departement qui oriente les beneficiaires vers la structure qui leur semble la plus adaptée pour repondre aux besoins ( social/ pro / global/ PEDC ...) et entre le "diagnostic" qui est etabli ensuite par le référent afin d'etablir le contrat d'engagement et le plan d'action pour la levée des freins.
Pour ma part je prefere parler d'un " etat des lieux" ... cela evite de figer les difficultés ou même les atouts , l'experience nous montre que l'evaluation des situations à l'entrée du dispositif n'est qu'un reflet des problemes que les personnes accompagnées veulent bien nous livrer a l'instant T . un diagnostic posé empeche souvent de revenir sur les éléments . ( Par ex : si la personne à aujourd'hui le permis et une voiture , ce ne sera peut etre plus le cas demain ,mais allons nous lui reposer la question si un diag est etabli? ) et nous avons tous en memoire , nos experiences le prouvent les " tout va bien" qui se transforment en " rien ne va" au bout de plusieurs entretiens - Mais qui racontent sa vie , son quotidien a un premier entretien ? tout en sachant que cet entretien est indispensable aux maintien des droits

Par : franck.de-kegel, le 3 novembre 2022, 13:30

Loin des "coréalisation du diagnostic(?)" j'accompagne des personnes dans le cadre de l'accompagnement global. Je rêve d'un travail en commun avec les autres intervenants: travailleur sociaux du Département, SPIP, CAF, MDPH.... plutôt que de galérer dans mon coin pour essayer de mettre mes demandeurs d'emploi de longue, très longue, très très longue durée en mouvement (je n'ai même pas dit en recherche d'emploi)!

Quand à France Travail, je n'ai toujours pas compris ce que serait ce nouveau machin. Une fusion entre les services du Département, de la Région, des Missions Locales, des Cap Emploi des.... et qui pour diriger la bête? Un représentant de l'Etat, des Régions (qui financent la formation professionnelle), des Départements (qui financent le RSA) des communautés d'agglo (qui financent les missions locales) ... ou un duo, triumvira, conseil d'admnistration où s'affronteront les représentants de ces différents organismes représentant des courants de pensée (politiques?) différents voire opposés?

Si quelqu'un a compris à quoi correspondrait France Travail, merci d'éclairer ma lanterne.

Par : manuela.bregieira, le 3 novembre 2022, 14:43

Bonjour,

Je suis conseillère en insertion prof. depuis 17 années (sur divers dispositifs).
Actuellement sur le dispositf accompagnement global (travail en binôme avec une assitante sociale).
Poser un premier diagnostic est essentiel mais il évolue en fonction des freins identifiés et parfois nombreux ( visibles aux premiers rendez-vous et les invisibles : vu , entendu , ou perçu, au fur est à mesure de l'accompagnement de l'odre du psychologique : manque de motivation, d'implication, peurs etc...).
La liste des freins est longue.
Parfois un seul frein débloqué, débloque tous les autres.

Manuela B.

Par : p.ostorero, le 5 novembre 2022, 11:39

Bonjour

Conseillère dans l'insertion sociale et professionnelle depis 16 Ans, depuis 12 ans en mission locale, je penses que le "diagnostic" ne peut pas se réduire à une grille d'analyse ni à un premier RDV, il est partagé (avec le bénéficiaire en premier lieu! ) et forcément partiel, la relation de confiance doit s'établir et notre travail consiste aussi à mettre à jour les atouts et les freins qui ne sont ni forcément conscientisés ni forcéments évidents, il faut mettre nos hypothèses/ reflexions à l'épreuve de la réalité (réalisations de démarches, stage, atelier, formation, emploi etc) pour construire "un diagnostic" qui ai du sens et qui de toute façon évoluera puisque l'objectif de l'accompagnement est de faire évoluer la situation. Bref il est à revoir tout au long de l'accompagnement et ne peut, ne doit pas être figé. Bien entendu le travail partenarial est complétement indispensable et n'est pas assez pensé à mon sens en mission locale et dans l' IAE en terme d'éthique: qu'est ce qui peut être partagé et ne pas l'être, comment le bénéficiaire est consulté/ informé dans ce partage d'information, comment peux-t-on se préserver du jugement et l'étiquetage dans ce partage d'information, la communication etant source de simplification, sourtout si elle passe par une base de données forcément trés réductrice de la réalité. Par ailleurs, si on prend par exemple la methode I.O.D , le diagnostic ne précède pas l'action, on se préserve au contraire absolument d'un diagnostic pour éviter d'enfermer le bénéficiaire dans une projection de ses freins. Ré-interroger le modèle théorique sur lequel se base l'idée que le diagnostic doit démarrer l'accompagnement me parait indispensable.
En résumé le diagnostic partagé ou non ne peut pas se réduire au "remplissage" d'une base de données et n'a de sens que dans le dialogue avec le beneficiaire comme miroir tendu de lui-même et de ses interactions avc la société qui l'entoure afin de l'outiller dans les évolutions qu'il souhaite mettre en place.

Par : pc, le 7 novembre 2022, 14:01

Effectivement, ne pas confondre recueil d'information (utile pour remplir le systèle d'information) et dont les informations sont toujours incomplètes (la personne donnant les informations jugées utiles ou dans son cadre de référence) et le diagnostic de la situation de la personne à l'instant t.

L' objectif pédagogique du diagnostic est de permettre à la personne d'identifier et de construire son cadre d'intervention en fixant l'objectif (le résultat à atteindre) de son projet de parcours ainsi que les éléments qu'elle identifie comme pertinent pour le mettre en oeuvre.
L'objectif technique est d'avoir un référentiel commun autour duquel la personne et les professionnels pourront collaborer. C'est la base du contrat d'engagement (on collabore donc on s'engage tous).

Ce diagnostic est systémique c'est à dire qu'il doit être refait régulièrement (en fin d'étape ou d'action structurante) ou à des moments jugés clés dans l'évolution de la situation de la personne (opportunité, menace mais également accélération du changement de situation). On parlera alors "d'évaluation diagnostique" qui permettra à la personne :
1. d'identifier les avancées de son projet de parcours et se situer entre ce qu'elle souhaitait faire et sa réalisation
2. renforcer son Sentiment d'Efficacité Personnel (SEP)
3. se reposer le cadre d'intervention en le faisant évlouer au fil de l'eau.

La méthode d'Accompagnement et de Pilotage des Parcours d'Insertion (MAPPI) développe depuis 20 ans les méthodes, outils et techniques autour de ces questions d'accompagnement et d'engagement des personnes accompagnées.

A votre disposition pour échanger sur le sujet

Par : Elodie B. , le 8 novembre 2022, 07:48

Conseillère PE
Le 1er diagnostic du demandeur (ou plutôt état des lieux), est fait par un conseiller PE qui en fonction du diagnostic, oriente le demandeur au mieux pour son accompagnement (RSA, accompagnement global, cap emploi...). Il ne peut pas être suivi par la personne qui fait le 1er état des lieux car celle-ci n'a pas forcément la compétence pour le suivre.

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